Surdité unilatérale & asymétrique · Paris 5e

BiCROS, CROS, StéréoBiCROS
& CROS osseux à Paris

L'ensemble des solutions audioprothétiques pour les surdités unilatérales et asymétriques. Routage du son vers la meilleure oreille, avec ou sans gain résiduel côté atteint, par voie aérienne ou par conduction osseuse. Essai à domicile, suivi par audioprothésiste D.E. indépendant.

Sans engagement · Paris 5e

Audition Morand — Laboratoire d'audioprothèse Paris 5e

Le principe commun : router le son vers la meilleure oreille

Quand une oreille n'entend pas (ou très mal) et que l'autre entend bien, vivre au quotidien devient épuisant : on ne localise plus les sons, on rate les voix venant du côté sourd (effet d'ombre acoustique), on est lessivé en réunion, en restaurant ou en voiture. Pourtant, amplifier l'oreille morte avec un appareil classique ne sert à rien : si la cochlée n'est plus fonctionnelle, le son n'est tout simplement pas transmis au cerveau. Attention cependant : cela ne vaut que pour une cophose vraie. Quand il reste un résidu auditif (subcophose), amplifier ce côté-là devient au contraire utile — c'est tout l'objet du StéréoBiCROS, détaillé plus bas.

La famille des solutions CROS (Contralateral Routing Of Signal) règle précisément ce problème. Le principe est toujours le même : capter le son du côté sourd avec un microphone, et le transmettre à l'oreille entendante. Selon votre profil audiométrique et vos besoins, plusieurs déclinaisons existent.

CROS classique

Indication : une oreille parfaitement saine + une oreille profondément sourde. Un microphone est porté côté sourd, capte les sons venant de ce côté, et les transmet sans fil au récepteur placé sur l'oreille saine. Aucune amplification n'est appliquée à l'oreille saine (elle entend déjà bien). Le bénéfice est immédiat sur l'effet d'ombre acoustique et la compréhension dans le bruit.

BiCROS

Indication : l'oreille la plus entendante a aussi une perte auditive. Le système combine deux fonctions : un micro côté sourd qui transmet vers l'oreille meilleure, et un appareil auditif classique qui amplifie cette même oreille. C'est le système le plus fréquemment posé, parce que la grande majorité des patients en surdité unilatérale ont aussi un peu de perte côté entendant — surtout après 55-60 ans.

CROS

Oreille saine + oreille profondément sourde. Pas d'amplification côté entendant.

BiCROS

Oreille avec perte + oreille profondément sourde. Amplification + routage CROS combinés.

StéréoBiCROS ou TriCROS — quand l'oreille atteinte est subcophotique

Précision de vocabulaire, car la confusion est fréquente — y compris sur les sites professionnels. StéréoBiCROS, TriCROS, sub-BiCROS et StéréoCROS ne sont pas quatre montages différents : ce sont quatre noms du même appareillage. La littérature scientifique écrit StereoBiCROS, la publication d'Otology & Neurotology de 2024 écrit Active TriCROS, et la documentation technique Signia écrit TriCROS ou StéréoCROS. On lit parfois que ces noms recouvriraient deux montages distincts, l'un « un CROS avec un peu de gain », l'autre « un BiCROS avec un peu de gain » : c'est inexact.

Le montage réel, décrit et déposé en France par l'audioprothésiste Morgan Potier (INPI, 2016), combine deux choses simultanément :

  • une stimulation binaurale — les deux oreilles sont appareillées et amplifiées, y compris la plus atteinte ;
  • un transfert interaural de type BiCROS — le signal capté du côté de la mauvaise oreille est en plus envoyé vers la meilleure, où il s'ajoute au son capté sur place.

Ce n'est donc pas un appareil CROS. Un émetteur CROS du commerce (Phonak CROS Infinio, Oticon CROS PX, Signia CROS X, ReSound CROS) ne contient aucun écouteur : il ne peut pas, par construction, amplifier l'oreille qu'il équipe. Un StéréoBiCROS se réalise avec deux véritables aides auditives, en détournant un programme de transfert de signal prévu au départ pour le téléphone — CROSPhone chez Signia, fonctions équivalentes sur les plateformes Sonova, celles utilisées dans les études de Potier. C'est un savoir-faire de réglage, pas une référence à commander sur catalogue.

À qui ça s'adresse

L'indication se lit d'abord sur l'audiométrie vocale au casque, pas sur le tonal :

  • les deux oreilles doivent être appareillables, avec un résidu auditif exploitable côté atteint — dans les études publiées, une perte supérieure à 70 dB HL sur la mauvaise oreille et de 30 à 55 dB HL sur la meilleure ;
  • un score d'intelligibilité d'au moins 50 % de mots compris au casque sur la plus mauvaise oreille ;
  • en dessous de 50 %, l'amplification de ce côté risque d'apporter plus de gêne que de bénéfice : on reste alors en BiCROS classique.

Le profil typique est une surdité brusque ancienne, une maladie de Ménière évoluée ou une asymétrie neurosensorielle marquée, très souvent accompagnée d'un acouphène invalidant du côté atteint.

Ce qui est réellement démontré — et ce qui ne l'est pas

Trois publications évaluent ce montage à ce jour. Autant être précis sur ce qu'elles montrent :

  • Compréhension dans le bruit : oui. Le rapport signal sur bruit s'améliore significativement, surtout quand la parole arrive du côté de la mauvaise oreille et le bruit du côté de la bonne (situation dite dichotique) ;
  • Acouphènes : oui, et c'est le bénéfice le plus spectaculaire. Dans l'étude de 2023, le score de handicap THI passe en moyenne de 47 à 15, et la sonie perçue de 7 à 2 sur 10 après un mois. C'est logique : un BiCROS n'amplifie pas la mauvaise oreille et ne peut donc produire aucun masquage de l'acouphène de ce côté ; le StéréoBiCROS, si ;
  • Localisation spatiale : non démontrée. Sur 20 patients, l'étude de 2024 ne retrouve pas d'amélioration significative de la localisation. Aucun appareillage acoustique ne restaure une vraie audition binaurale — seul un implant s'en approche ;
  • Qualité d'écoute rapportée : oui, avec une amélioration significative du questionnaire SSQ, et un temps de port qui montre que les patients choisissent spontanément ce programme la majorité du temps.

Un argument est souvent négligé et mérite d'être connu : en continuant à stimuler acoustiquement l'oreille la plus atteinte, on entretient les voies auditives de ce côté. Si un implant cochléaire devient nécessaire plus tard, les conditions de départ sont meilleures qu'après des années d'oreille laissée silencieuse. C'est pourquoi un essai d'un à deux mois en StéréoBiCROS est recommandé avant d'envisager une solution chirurgicale.

Les limites, qu'il faut dire

Le StéréoBiCROS reposant sur un programme de transfert prévu pour le téléphone, il hérite de ses contraintes : bande passante réduite, microphone bloqué en omnidirectionnel (donc pas de directivité automatique, précisément l'outil le plus efficace dans le bruit), certains algorithmes de traitement du signal indisponibles, et un possible effet de filtre en peigne. Conséquence pratique : le StéréoBiCROS s'utilise dans le calme, et on repasse en programme classique dans les environnements bruyants. C'est d'ailleurs pour cela qu'un appareillage de ce type se livre avec trois programmes — StéréoBiCROS, BiCROS et stéréophonique — entre lesquels le patient choisit selon la situation.

Le dosage du gain côté atteint est l'autre point sensible : trop, on perturbe l'écoute globale ; pas assez, on perd le bénéfice. C'est un réglage progressif, qui demande 2 à 3 rendez-vous successifs et une période d'adaptation plus longue que la moyenne — le genre de travail qu'un cabinet indépendant peut mener sans contrainte de temps commerciale.

Le montage

Deux vraies aides auditives : les deux oreilles amplifiées plus transfert de la mauvaise vers la bonne. StéréoBiCROS = TriCROS = sub-BiCROS = StéréoCROS.

Le critère clé

Au moins 50 % de mots compris au casque sur la plus mauvaise oreille. En dessous, on reste en BiCROS.

CROS osseux — la conduction osseuse au lieu de la transmission radio

Toutes les solutions précédentes utilisent une transmission aérienne classique (récepteur dans le conduit auditif de l'oreille entendante). Mais dans certaines situations, cette voie aérienne est inutilisable ou sous-optimale. Le CROS osseux est alors une vraie alternative.

Le principe : le processeur reste porté du côté sourd, mais la transmission vers l'oreille entendante se fait par conduction osseuse. Le son fait vibrer l'os du crâne et atteint directement la cochlée fonctionnelle de l'autre côté, sans passer par aucun conduit auditif. Voir aussi la page BAHA pour les détails techniques de la conduction osseuse.

Trois familles de dispositifs coexistent, et elles ne s'équivalent pas :

  • Les systèmes percutanés (Cochlear Baha Connect, Oticon Ponto) — un pilier en titane traverse la peau et transmet la vibration sans perte. C'est le meilleur rendement acoustique, au prix d'un entretien quotidien du pilier et d'un risque de réaction cutanée ;
  • Les implants actifs transcutanés (Oticon Medical Sentio, Cochlear Osia, MED-EL Bonebridge) — la peau reste intacte : le transducteur est implanté dessous et le processeur externe tient par aimant. Pas de pilier, donc pas d'entretien percutané ni de complication cutanée du site, tout en conservant un entraînement direct de l'os ;
  • Les solutions non chirurgicales (bandeau Softband, adhésif ADHEAR) — indispensables pour l'essai préalable, et parfois retenues comme solution définitive.

Indications principales du CROS osseux :

  • Atrésie du conduit auditif externe côté entendant — le moulage et le récepteur classiques sont impossibles ;
  • Otite chronique active ou eczéma sévère du conduit côté entendant — l'occlusion par un récepteur aggrave la pathologie ;
  • Cophose unilatérale stable chez un patient qui souhaite éviter de porter un appareil dans son oreille saine ;
  • Échec du CROS aérien (saturation, bouchage, intolérance subjective).

Le Sentio, dernière génération d'implant actif

Le Sentio (Oticon Medical) est un implant à conduction osseuse actif et transcutané : l'implant et son transducteur sont placés entièrement sous une peau intacte, seul le processeur externe est visible, maintenu par aimant. C'est la génération la plus récente de ce type de dispositif, et elle est indiquée en cophose unilatérale comme en surdité de transmission ou mixte.

Les critères audiométriques sont précis : en surdité unilatérale, l'implantation suppose une oreille controlatérale à 20 dB HL ou mieux ; en perte de transmission ou mixte, un Rinne supérieur à 30 dB et des seuils osseux jusqu'à 45 dB HL. Les résultats publiés sont solides : dans une étude multicentrique européenne portant sur 51 adultes (six centres), le gain fonctionnel moyen atteint 32,8 dB et la reconnaissance vocale dans le calme 97,9 %, avec un rapport signal sur bruit meilleur d'environ 3 dB par rapport au même processeur porté sur bandeau.

Un point technique mérite d'être connu avant de se décider : l'IRM. Le Sentio est compatible à 1,5 tesla et les examens se déroulent sans complication, mais l'artefact rend le rocher du côté implanté non interprétable — un élément à peser si vous avez un antécédent de cholestéatome nécessitant une surveillance radiologique de ce côté.

La disponibilité et la prise en charge de ces implants varient selon les centres : c'est l'équipe ORL implantatrice qui pose l'indication chirurgicale. Notre rôle se situe en amont, sur le bilan et l'essai, et en aval, sur le réglage du processeur.

Dans tous les cas, l'essai sur bandeau précède systématiquement la décision chirurgicale : trois à six semaines en situation réelle, avec mesures de bénéfice en champ libre. C'est la seule façon de savoir si la conduction osseuse apporte, chez vous, davantage qu'un CROS aérien.

Comment choisir la bonne solution ?

Le choix se fait sur trois critères, dans cet ordre :

  • Le profil audiométrique : audition côté entendant (normale ? perte légère ? perte modérée ?), résidu auditif côté atteint (cophose totale ? subcophose ?), conduction osseuse, asymétrie globale — et surtout le score d'intelligibilité au casque de la mauvaise oreille, qui est le vrai discriminant entre un BiCROS et un StéréoBiCROS ;
  • Les contraintes anatomiques : conduit auditif utilisable des deux côtés ? Atrésie, sténose, otite chronique, eczéma ?
  • Le mode de vie : exposition au bruit, taille des réunions, conduite, sport, port de lunettes, esthétique recherchée.

En pratique, la décision se prend après bilan complet au laboratoire — audiométrie tonale et vocale, otoscopie, et essai concret de plusieurs configurations. C'est l'essai en situation réelle (à domicile, en réunion, en restaurant) qui tranche.

Les marques et plateformes disponibles

Le laboratoire est partenaire de tous les grands fabricants pour la gamme CROS / BiCROS aérienne :

  • Phonak — Audéo Infinio CROS (plateforme actuelle) et Audéo Lumity CROS, génération précédente de la même plateforme ;
  • Oticon — CROS PX (rechargeable) et CROS, compatibles avec les plateformes Intent, Real, More, Xceed et Zircon ;
  • Signia — Pure Charge&Go IX CROS et Active IX CROS ;
  • ReSound (GN) — Vivia CROS (plateforme actuelle, dual-chip DNN) et Nexia CROS ;
  • Widex — Moment CROS / Moment Sheer CROS.

Pour le CROS osseux : Cochlear Baha 7 et Oticon Ponto 5 (percutanés), Oticon Medical Sentio, Cochlear Osia et MED-EL Bonebridge (implants actifs transcutanés), et ADHEAR (système adhésif non chirurgical, particulièrement utile en phase d'essai ou en pédiatrie).

Le choix de la marque dépend de votre profil audiométrique côté entendant et de la qualité de connectivité souhaitée (Bluetooth, accessoires Roger / SmartMic / TV Connector).

Cas particulier du StéréoBiCROS. Comme expliqué plus haut, il ne se commande pas sous forme d'émetteur CROS : il faut deux aides auditives complètes et une plateforme dont le logiciel autorise le transfert interaural du signal avec amplification des deux côtés. C'est documenté chez Signia (programme CROSPhone) et réalisable sur les plateformes Sonova — les appareils utilisés dans les études publiées. Les autres fabricants ne publient pas de procédure équivalente : c'est un point à vérifier au cas par cas en bilan, pas une fonction cochée sur une fiche produit.

L'essai à domicile, sans engagement

Le bilan initial n'est pas facturé. À l'issue du bilan, si une solution CROS est pertinente, on met en place un essai à domicile de 30 jours minimum avec la configuration la plus probable. Vous reprenez votre vie normale, et nous ajustons selon votre retour. La différence ressentie en réunion, en restaurant ou en voiture est généralement immédiate — c'est l'un des essais les plus parlants en audioprothèse. Aucun engagement n'est pris avant que vous soyez convaincu.

Le suivi se fait ensuite avec autant de séances que nécessaire pendant les 4 ans de garantie. Les réglages fins du StéréoBiCROS (où le gain délivré à l'oreille la plus atteinte doit être monté progressivement) demandent souvent 2 à 3 rendez-vous successifs, qui sont inclus.

Les pages liées

Pour les patients dont l'indication penche vers la conduction osseuse implantée, voir la page audioprothèse BAHA, qui détaille les indications chirurgicales et les essais sur bandeau. Si la perte auditive est associée à des acouphènes, l'appareillage CROS / BiCROS peut aussi avoir un effet bénéfique sur l'acouphène par enrichissement sonore — à discuter en bilan.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre CROS et BiCROS ?

Le CROS s'adresse aux personnes ayant une oreille parfaitement saine et une oreille profondément sourde : un microphone côté sourd transmet le son vers l'oreille bonne, sans amplification. Le BiCROS est destiné aux patients dont la meilleure oreille présente aussi une perte : un microphone côté sourd, et une amplification classique côté entendant.

Qu'est-ce qu'un StéréoBiCROS (ou TriCROS) ?

C'est un montage hybride pour les patients dont l'oreille la plus atteinte n'est pas totalement sourde mais subcophotique : il reste un résidu auditif. On porte deux vraies aides auditives, les deux oreilles sont amplifiées, et le signal capté du côté de la mauvaise oreille est en plus transféré vers la meilleure. Le StéréoBiCROS combine donc une stimulation binaurale et un transfert de type BiCROS. Décrit en France par Morgan Potier (INPI 2016), il est évalué dans trois publications scientifiques depuis 2023.

StéréoBiCROS, TriCROS, sub-BiCROS, StéréoCROS : quelle différence ?

Aucune : ce sont quatre noms du même montage. La littérature scientifique écrit StereoBiCROS (Potier et coll., Frontiers in Neuroscience 2023 ; Audiology Research 2025), la publication d'Otology & Neurotology 2024 écrit Active TriCROS, et la documentation Signia écrit TriCROS ou StéréoCROS. Contrairement à ce qu'on lit parfois, il ne s'agit pas de deux montages distincts dont l'un serait « un CROS avec un peu de gain » et l'autre « un BiCROS avec un peu de gain » : les deux désignent bien le même appareillage, avec amplification des deux oreilles plus transfert de la mauvaise vers la bonne.

Le StéréoBiCROS améliore-t-il la localisation des sons ?

Ce n'est pas démontré. Dans l'étude d'Otology & Neurotology 2024 portant sur 20 patients, la localisation spatiale n'était pas significativement améliorée. Ce qui est démontré : un meilleur rapport signal sur bruit quand la parole arrive du côté de la mauvaise oreille, une nette diminution des acouphènes (score THI passé en moyenne de 47 à 15 dans l'étude de 2023) et une amélioration du questionnaire de qualité d'écoute SSQ. Seul un implant cochléaire restaure une véritable audition binaurale.

Qu'est-ce qu'un CROS osseux ?

Le CROS osseux utilise la conduction osseuse au lieu de la transmission radio entre les deux oreilles. Le son capté côté sourd est transmis par vibration osseuse à l'oreille interne entendante, via un système percutané (Baha, Ponto), un implant actif transcutané (Sentio, Osia, Bonebridge) ou une solution non chirurgicale (bandeau, ADHEAR). Indiqué notamment en cas d'atrésie du conduit, de cophose unilatérale stable, ou quand le moulage classique est impossible.

Le BiCROS remplace-t-il une oreille sourde ?

Non, il ne restaure pas l'audition de l'oreille sourde. Il transmet le son capté côté sourd vers l'oreille entendante, ce qui supprime l'effet d'ombre acoustique et améliore la compréhension dans le bruit, en réunion, en voiture. Pour récupérer une vraie spatialisation, seul un implant (BAHA, implant cochléaire) dans l'oreille sourde peut s'en approcher.

Références scientifiques

  1. Potier M, Gallego S, Fournier P, Marx M, Noreña A. Amplification of the poorer ear by StereoBiCROS in case of asymmetric sensorineural hearing loss: effect on tinnitus. Frontiers in Neuroscience, 2023;17:1141096. PubMed 37304020
  2. Lefeuvre J, Gargula S, Boulet M, Potier M, Ayache D, Daval M. Active TriCROS: a simultaneous stimulation with a (Bi)CROS system and a hearing aid in the worst ear for severely asymmetrical hearing loss. Otology & Neurotology, 2024;45(5). PubMed 38530367
  3. Potier M, Noreña A, Seldran F, Marx M, Gallego S. Effects of StereoBiCROS on speech understanding in noise and quality of life for asymmetric sensorineural hearing loss. Audiology Research, 2025;15(6):176. PubMed 41440511
  4. Potier M. Subcophose et système StéréoBiCROS (ou TriCROS) — cas clinique. Audiologie Demain n°29, décembre 2022.
  5. Signia. ZOOM TriCROS — appareillage de la perte auditive avec vocale fortement asymétrique. Documentation professionnelle, janvier 2024.
  6. Hol MKS et coll. Safety and performance of the Sentio active transcutaneous bone conduction implant: a multicentre study (51 adultes, 6 centres européens — surdités de transmission, mixtes et cophoses unilatérales). Otology & Neurotology, 2026. PubMed 41247283
  7. Pantaleo A, Murri A, Cavallaro G, et al. Single-sided deafness and hearing rehabilitation modalities: CROS devices, bone conduction devices and cochlear implants. Brain Sciences, 2024;14(1):99. PubMed 38275519

Mentions relatives aux dispositifs médicaux

Les systèmes CROS et BiCROS présentés sur cette page sont des dispositifs médicaux. Ce dispositif médical est un produit de santé réglementé qui porte, au titre de cette réglementation, le marquage CE.

Lisez attentivement les instructions figurant dans la notice remise avec l'appareil ainsi que les mentions portées sur son étiquetage.

Ils sont destinés à la prise en charge de certaines surdités unilatérales, selon la destination attribuée par leur fabricant. L'indication se pose à partir de votre audiogramme et d'un avis médical : cette page ne constitue pas une recommandation individuelle. L'appareillage auditif est délivré sur prescription d'un médecin ORL : demandez conseil à votre audioprothésiste ou à votre médecin avant toute décision.

Mentions établies le 20 août 2026 · Audition Morand, 40 rue Monge, 75005 Paris

Page rédigée et vérifiée par Guillaume Morand, audioprothésiste diplômé d'État (Faculté de Médecine de Lille) · N° ADELI 752607176 · Laboratoire Audition Morand, 40 rue Monge, Paris 5e.
Dernière vérification du contenu : 13 septembre 2026 — section StéréoBiCROS / TriCROS revue et sourcée sur la littérature scientifique publiée (voir références ci-dessus). Cette page a une valeur informative et ne remplace pas une consultation médicale (mentions légales).